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H2O

Miss H2O répond à vos questions !

goutte

Je m'appelle H²O et je suis une petite goutte d'eau. Je suis composée de deux molécules d'hydrogène et d'une molécule d'oxygène d'où mon nom : H²O. 

Regarde bien comment les scientifiques me représentent : Ne trouves-tu pas que je ressemble à la tête d'une petite souris connue dans le monde entier ? Connais-tu son nom ?

molecule

On peut me trouver sous trois formes différentes :

Gazeuse : les molécules d'eau sont éloignées les unes des autres, elles se déplacent en tous sens et s'entrechoquent sans cesse.

gaz

Liquide : les molécules d'eau sont en contact, elles « roulent » les unes sur les autres et se lient en petits groupes qui se font et se défont continuellement.

liquide

Glace :  les molécules ne peuvent plus se déplacer mais semblent vibrer. Elles forment une construction régulière, un cristal car leurs liaisons hydrogène deviennent permanentes et les maintiennent toutes à distances fixe les unes des autres.

solide

Des enfants de ton âge me posent régulièrement des questions et j'ai décidé qu'il fallait en faire profiter d'autres enfants. Aussi, mes amis du Musée de l'Eau et de la Fontaine® ont décidé de m'y aider en me consacrant cette nouvelle page sur leur site.

Voici quelques-unes des questions qui m'ont été posées ainsi que leurs réponses. Il te suffit de cliquer sur la question pour laquelle tu souhaites voir la réponse pour qu'elle apparaisse.

Si tu veux me poser une autre question, n'hésite pas à m'envoyer un message ici
et je te répondrai dans les plus brefs délais. De plus si ta question est très intéressante, tu pourras la retrouver à l'avenir dans cette page.
Alors, n'hésite plus et questionne-moi.

Y a-t-il de l’eau sur la Lune ?

Lorsque l’on parle d’eau pour nous terriens, nous avons une vision d’eau qui coule. Précisons que nous appelons « eau » l’état liquide d’un corps qui peut être solide et se nomme alors « glace » ou qui peut être gazeux, de la « vapeur d’eau ». Pour nous sur la terre, l’eau est tout à fait banale. Ailleurs dans le système solaire c’est tout différent. Les hommes ont marché sur la lune mais n’y ont pas trouvé la moindre goutte d’eau, de même que les échantillons lunaires ramenés et analysés dans les laboratoires ont révélé des roches sèches. Les satellites de Jupiter ou de Saturne sont des mondes gelés. Ces planètes sont tellement éloignées du soleil que les températures atteignent –160°C à –200°C. Les anneaux de Saturne sont constitués par des blocs de glace. De grands télescopes ont décelés un peu partout dans l’espace interstellaire de grandes quantités de vapeur d’eau. L’eau liquide est très rare, simplement qu’il faut chercher un étroit créneau de température et de pression pour conserver son état liquide. Sous une pression très faible, l’eau peut bouillir à 20°C et même moins. Une pression encore plus basse ne permet plus l’état liquide, si la température s’élève, la glace passe directement à l’état gazeux, cela s’appelle la sublimation. Sue la terre l’eau reste liquide car elle se trouve dans les conditions de température et de pression idéales.

Pourquoi appelle-t-on la terre une planète bleue ?

La première fois que les astronautes regardèrent la terre ils virent une « planète bleue », la terre est une planète recouverte d’eau. L’eau recouvre les trois quarts de la surface du globe. C’est à cette liaison de l’eau avec d’autres éléments que nous devons la vie sur la Terre. Cependant cette eau est très inégalement répartie. Certaines régions en reçoivent trop et d’autres pas assez. Ici des sécheresses terribles et là des inondations catastrophiques. Il y a de grandes quantités d’eau sur la terre mais le problème constant est de disposer de réserves d’eau suffisantes. L’eau est indispensable à la vie, nous avons besoin d’eau pour boire, cuire les aliments, se laver… 97% de cette eau est de l’eau salée, l’eau douce ne représente en effet que 3% du total. Une partie importante de cette eau n’est pas utilisable: elle se présente sous forme de glace dans la masse glacière des pôles ou elle se trouve à une trop grande profondeur sous la surface terrestre. Il arrive aussi que cette petite partie d’eau douce soit polluée. Il nous reste en réalité moins de 1% d’eau douce disponible.

Pourquoi avons-nous tant d’eau alors que beaucoup d’autres vivent dans le désert ?

La quantité globale annuelle d’eau douce est importante sur l’ensemble de la planète mais elle est répartie de manière inégale sur notre globe. Dans certaines régions l’eau abonde, dans d’autres la sécheresse domine. L’eau disponible dans une région donnée du globe dépend du bilan entre les quantités d’eau précipitées et les quantités d’eau évaporées. Ce facteur est essentiel pour comprendre la répartition de l’eau sur les différents continents. Les régions pauvres en eau sont situées le long des tropiques. Ce sont les grands déserts chauds et arides de l’Afrique du Nord et du Sud, de l’Australie et du Moyen-Orient qui représentent 31% des terres de la planète. Le bilan hydrique annuel est négatif dans ces contrées car les précipitations sont rares et l’évaporation très forte. Le centre du continent eurasiatique a aussi un bilan négatif, l’évaporation est forte en été et les précipitations sont faibles en hiver. Toutes les autres régions du globe ont des bilans hydriques annuels positifs. Les régions tempérées et intertropicales sont les plus favorisées. L’accès à l’eau douce n’est donc pas équitable. Les pays au bilan hydrique positif peuvent en cas de déficit saisonnier puiser dans leurs réserves de façon temporaire (réserves souterraines). Dans les régions au bilan hydrique annuel déficitaire puiser dans les réserves, conduit à plus ou moins long terme à leur épuisement, celles-ci ne pouvant pas se reconstituer. Selon une estimation des Nations Unies, 40% des terres immergées seraient touchées par ce phénomène de désertification et cette situation pourrait encore s’aggraver.

Ca marche comment un thermomètre, et pourquoi « Centigrade » ?

L’eau gèle à 0° et bout à 100°. Deux chiffres faciles à retenir. Il s’agit d’une convention, le thermomètre fut inventé au XVIIème siècle. Des savants cherchèrent un instrument capable d’évaluer les températures avec précision. Le mercure, un métal liquide, enfermé dans un tube se dilate en fonction de la température (s’élève plus ou moins haut), c’était l’instrument idéal, il fallait encore la graduer, trouver une échelle. Anders Celcius, un physicien suédois proposa les « degrés centigrades », en réalité les « degrés Celcius ». Il plongea d’abord le tube rempli de mercure (le thermomètre que nous connaissons), dans de la glace fondante et là où le métal affleurait il marqua « 0 ». Il fit la même chose dans de l’eau bouillante et il marqua « 100 ». Il divisa la partie séparant le 0 et le 100 en 100 parties égales. Attention : ces deux nombres ne sont valables que sous une pression atmosphérique normale, c’est-à-dire au niveau de la mer. En altitude la pression atmosphérique diminue et le point d’ébullition de l’eau diminue également. Au sommet du mont Blanc l’eau bout à 86°C et au sommet de l’Everest le point d’ébullition descend à 75°C.

Les pétroliers c’est lourd et pourtant ils flottent, et qui c’est ce Mr. Archimède ?

Un pétrolier géant peut flotter si le poids d’eau qu’il déplace est supérieur à son poids. La forme de ce bateau l’aide aussi à flotter. Une boule de pâte à modeler roulée en boule va couler. Ce même morceau de pâte auquel on aura donné une forme creuse comme un bateau va flotter. La quantité de fret (marchandise) qu’un bateau peut transporter dépend de l’eau sur laquelle il navigue. Ces gros bateaux ont des marques de limites de flottaison indiquant les différents types d’eau. Les navires transportent des charges moins lourdes dans des eaux chaudes tropicales tandis que les charges seront plus lourdes dans les eaux froides de l’Atlantique Nord. Archimède est un illustre savant Grec né à Syracuse en 287 avant JC. Outre sa célèbre vis, il inventa aussi la poulie mobile et la roue dentée. On lui doit la découverte du principe qui porte son nom et qu’il aurait trouvé en prenant un bain. « Tout corps plongé dans un fluide subit une poussée verticale, égale au poids du fluide déplacé ». Après cette découverte il cria « Eurêka ! ». Ce qui veut dire « J’ai trouvé ! ».

Pourquoi les êtres vivants ont-ils tant besoin d’eau ?

La vie est apparue dans l’océan, tous les êtres vivants possèdent des réserves d’eau et ont toujours un intense besoin d’eau. Les six litres de sang qui circulent dans nos artères ne sont rien d’autre qu’une petite mer intérieure mise en mouvement par une petite pompe, le cœur. Notre sang est essentiellement composé d’eau, sa coloration est due à la circulation d’oxygène constitué des globules rouges. Au contact des cellules irriguées par cette eau, celle-ci se charge de déchets. Ils sont éliminés par les reins qui évacuent en même temps un peu d’eau. A cette perte il faut également rajouter celle due à la transpiration. Nous devons compenser le disparition de ses réserves en buvant. A la rigueur nous pourrions rester plusieurs semaines sans alimentation, mais notre organisme ne survivrait que trois ou quatre jours s’il était privé d’eau. C’est le même phénomène dans le monde animal. Le monde végétal a besoin d’eau pour une raison plus fondamentale, l’eau représente la matière première nécessaire à sa survie. Les plantes décomposent l’eau grâce aux rayons du soleil et d’une substance appelée chlorophylle. Cette dissociation libère d’une part de l’oxygène, que la plante rejette dans l’atmosphère et d’autre part de l’hydrogène. Elle conserve cet hydrogène en le fixant sur des composés qu’elle produit à partir du gaz carbonique. Lorsque nous mangeons du sucre ou du pain, nous consommons des substances que la plante fabrique à partir de l’eau et c’est l’hydrogène contenu dans ses aliments qui régénère un peu d’eau qui représente un apport non négligeable.

Pourquoi l’eau de la Mer est-elle salée ?

Retenons tout d’abord ces deux produits, le sodium (Na) et le chlore (Cl). Le sel que l’on trouve dans la mer vient de la combinaison de ces deux produits qui sont des poisons pour les animaux et les végétaux. Notons que si l’on mélange ces deux produits on obtient du sel qui lui n’est pas un poison. Comment ces deux produits sont-ils arrivés dans l’océan ? Ces éléments chimiques proviennent de la roche qui compose la croûte terrestre. Par l’érosion l’eau de pluie fait fondre le chlore (Cl) et le sodium (Na) ainsi que d’autres minéraux. Cette eau qui ruisselle forme des ruisseaux, des rivières puis des fleuves pour enfin atteindre l’océan. Ces deux éléments chimiques ne sont pas interceptés durant leur parcours, rien ne les mange ou les digère, le chlore et le sodium s’unissent et deviennent du sel dans l’océan.

Peut-on dessaler l’eau de mer ?

Oui, bien sûr. Depuis une dizaine d’années les nouvelles techniques permettent de travailler à des niveaux de plus en plus grands. Cette technique de dessalement de l’eau de mer est une solution intéressante dans les pays ou l’eau douce est rare. Par exemple en Arabie saoudite une partie des revenus pétroliers sont consacrés à des installations qui produisent plus de 250 000 mètres cubes d’eau douce par jour. Comment fait-on ? Le principe est simple, on copie simplement la nature. Chauffée par le soleil, la surface de la mer s’évapore. Une vapeur d’eau douce s’évapore, elle s’élève pour aller se condenser en altitude là ou il fait froid. Comment reproduire ce phénomène dans une usine ? Il faut faire bouillir l’eau dans une gigantesque marmite, le pétrole est généralement utilisé comme combustible. Une fois cette vapeur obtenue, il suffit de placer au dessus de cette marmite une « paroi froide », sur laquelle cette vapeur d’eau pure se condensera. C’est un procédé connu depuis longtemps et qui ne présente aucune difficulté particulière, cela s’appelle « la distillation ». Les seuls problèmes sont en fait d’ordre financier, l’eau de mer chauffée est très corrosive, il faut utiliser des alliages résistants comme le nickel, le cuivre, des aciers réfractaires dont le prix reste élevé. En plus de la dépense d’énergie, l’eau douce obtenue par ce procédé reste assez coûteuse.

Qu’est-ce que l’Océanographie ?

L’océanographie comme son nom l’indique étudie les océans pour les phénomènes qui s’y produisent et pour les relations qui existent entre ces phénomènes et l’ensemble des événements qui se déroulent sur notre planète. Par exemple, les météorologues prennent en compte les échanges de chaleur entre l’atmosphère et l’océan. Il n’y a que peu de temps que les hommes ont commencé à explorer les océans, recenser leurs ressources et étudier les fonds marins. Les techniques modernes ont permis d’entreprendre l’étude de l’océan, de connaître les fonds sous-marins, de nous offrir la perspective d’exploiter les richesses de la mer. Les Américains et les Français furent les pionniers de cette discipline très récente. En travaillant ensemble à plusieurs reprises avec le programme « Famous », ils ont collecté au fond de l’Atlantique des échantillons qui ont permis de retracer après analyse l’histoire de cet océan. A l’heure actuelle un navire Américain baptise le « Glomar Challenger » qui accueille des scientifiques et des savants du monde entier effectue des forages sur tous les fonds marins de la planète. Les bathyscaphes permettent aux hommes de descendre à de plus grandes profondeurs. Le « Nautile » évolue régulièrement à –6000 mètres.

La mer est-elle plus riche que les continents ?

La surface des océans est beaucoup plus grande que la surface des continents, pour une étendue égale la mer offre de plus grandes possibilités que la terre. Celle-ci représente un milieu ne comportant que deux couches exploitables : un terrain sur lequel on peut construire ou une surface cultivable, un sous-sol qui renferme éventuellement des gisements. En comparaison, un territoire maritime offre quatre couches : La surface de la mer pour le captage de l’énergie solaire est supérieure à celle de la terre, elle constitue un véritable capteur naturel. Dans les régions tropicales grâce aux rayons du soleil la surface de la mer peut atteindre 20° Celsius, à quelques centaines de mètres de profondeur, les eaux restent à 4° Celsius. Cet écart permet de faire fonctionner des machines thermiques productrices d’électricité. Les pays à forte densité de populations comme le Japon ou les Etats-Unis fondent de grands espoirs sur cette source d’énergie. Dans la mer elle-même se trouve un certain nombre de substances (iode, sodium, magnésium, uranium) dont le traitement est tout à fait envisageable. Le fond de la mer est un véritable terrain qui se reconstruit sans cesse. Des matériaux en provenance du globe, amenés par une eau très chaude y sont déversés régulièrement par des fissures. On a découvert au fond du Pacifique à l’emplacement d’anciens lacs de lave des richesses en Zinc, en argent, en plomb, supérieures à certains gisements terrestres. Les forages à partir des fonds marins ont révélé les mêmes richesses que sur les continents mais ceux-ci n’ont pu être exploités, car l’extraction est plus difficile. Le pétrole mondial de demain proviendra de gisements sous-marins.

Comment voit-on le fond des mers ?

La lumière s’atténue très vite à mesure que l’on descend sous la mer. A 20 mètres le milieu est déjà sombre, à 100 mètres il fait déjà noir. A 600 mètres, c’est l’obscurité totale. Sans lumière artificielle, les grands fonds ne laissent rien voir. Les bâtiments d’intervention sont équipés de phares, certains de ces bâtiments sont entièrement automatiques, d’autres sont équipés d’un ou deux hommes. On travaille aujourd’hui à de grandes profondeurs sur certains sites pour des opérations précises comme par exemple sur une épave. Cette technique ne permet pas une exploration des fonds marins. Ces fonds sont étudiés grâce aux ultrasons. Il s’agit de sons très aigus que l’oreille humaine ne peut pas entendre. Ces sons se propagent dans l’océan jusqu’au moment où ils rencontrent un obstacle et reviennent à leur point de départ, comme le radar. Par la suite, les navires océanographiques furent systématiquement dotés de radars et purent effectuer des mesures de profondeurs et ainsi établir les premières cartes des fonds marins. L’appareil dénommé « Seabeam » balaye le fond de l’océan grâce à un pinceau ultrasonique extrêmement fin. Les résultats sont transcris sur un écran et en utilisant plusieurs pinceaux on crée des cartes en couleur qui rendent compte du revêtement sous-marin.

A qui appartient l’Océan ?

L’océan n’appartient à aucune puissance, on peut y circuler librement à condition de se trouver à une distance suffisamment grande des terres. La zone de mer proche des côtes qui borde le pays est appelée « eau territoriale ». Des conflits opposent les pêcheurs dans les eaux territoriales et les Etats veillent sur les navires étrangers. Un des événements politiques majeurs après la seconde guerre mondiale a été l’extension des eaux territoriales à 370 km. Peu importe la dimension du pays. Un petit pays peut avoir ces eaux territoriales beaucoup plus étendues que lui. Une minuscule île a un droit de propriété sur la mer dans un rayon de 370 km. Aujourd’hui ces notions de propriété sont encore très théoriques. Elles pourraient devenir importantes au 21 ème siècle, les ressources marines pouvant devenir un enjeu industriel majeur.

Comment se forme la neige ?

La neige c’est de l’eau… solide, c’est-à-dire de la glace. Mais celle-ci se forme d’une manière très particulière. De très petits cristaux de glace apparaissent dans l’atmosphère lorsque l’eau des nuages se fixe sur les poussières que l’air renferme. Ces poussières ont des dimensions microscopiques. Lorsqu’elles se trouvent dans une atmosphère dont la température est très basse, elles forment des « noyaux glaçogènes », c’est le nom donné par les scientifiques. Différentes évolutions sont possibles. Si le nuage contient énormément d’eau les cristaux formeront des grands filaments appelés givre. Si cette eau n’est pas trop abondante les cristaux grossiront régulièrement, resteront indépendants les uns des autres, deviendront de plus en plus lourd et finiront par tomber à cause de leur poids. A ce stade nous n’avons toujours pas de neige. Cette neige va naître lorsque les cristaux en se rapprochant du sol vont trouver une atmosphère moins froide, dont la température peut dépasser 0° Celsius. Ils vont commencer à fondre et s’agglutiner, c’est là que se forme l’élément caractéristique de la neige: le flocon. L’apparition de la neige et sa prévision sont très complexes. Les flocons ne se forment pas lorsque la température près du sol est trop basse et en revanche, si la température augmente trop, les flocons fondent avant d’atteindre le sol.

Qu’est-ce que la couche d’ozone ?

La plus grande partie de l’ozone de l’atmosphère se situe dans la stratosphère, entre 15 et 40 kilomètres d’altitude. L’ozone est un gaz. Sa molécule est formée de trois atomes d’oxygène, il absorbe la plupart des rayons ultraviolets, nocifs, émis par le soleil et retient aussi une partie de la chaleur émise par la Terre. La découverte d’un trou s’agrandissant dans la couche d’ozone a incité les scientifiques à la réflexion sur les dommages causés à notre environnement et confirmé les craintes depuis le début des années 70 des écologistes que la couche d’ozone serait endommagée par les avions stratosphériques, l’utilisation intense des engrais et des industries qui relâchent des chlorofluocarbures (CFC) dans l’atmosphère. La couche est très mince, donc très vulnérable. La majeure partie de l’ozone est produite au-dessus des tropiques, où le rayonnement solaire est plus fort et plus direct. L’ozone est transporté autour de la Terre par les vents dominants de haute altitude. La couche est plus mince au-dessus des pôles. Les activités humaines perturbent ce fragile équilibre en produisant des polluants à longue durée de vie. Les CFC peuvent atteindre la haute atmosphère où ils forment des composés chlorés. Cette recombinaison chimique s’effectue au-dessus de l’Antarctique à la fin de l’hiver austral. Un tourbillon intense d’air froid se forme en octobre dans l’atmosphère au-dessus de l’Antarctique qui engendre des nuages de cristaux de glace et pompe les CFC. Après l’hiver antarctique, le soleil revient et la combinaison du rayonnement solaire des nuages de cristaux de glace et des CFC forme un mélange qui détruit la couche d’ozone. Durant les années 1980, la quantité d’ozone dégringola au-dessus du pôle sud. L’ampleur soudaine de cette chute choquât la communauté scientifique et conduisit au protocole de Montréal en 1987 à l’élimination de certains CFC. Conséquence de cette action : l’utilisation mondiale de CFC diminua de 40 % en cinq ans. Les CFC déjà contenus dans l’atmosphère ne seront pas éliminés avant plusieurs dizaines d’années et la destruction de la couche d’ozone continue. Une bonne partie est due aux CFC mais également à l’activité du soleil et à l’éruption du mont Pinatubo en 1991 aux Philippines.

Qu’est-ce que « l’effet de serre » ?

L’atmosphère joue le rôle d’une enveloppe protectrice qui réchauffe la Terre et maintient constamment l’équilibre entre la quantité de rayonnement solaire absorbé et la quantité de chaleur renvoyée vers l’espace sous forme de rayonnement infrarouge. Cet équilibre détermine le domaine étroit des températures où la vie peut exister telle que nous la connaissons sur terre. La surface de la Terre absorbe aussi une partie du rayonnement solaire et l’émet à nouveau sous forme de rayonnement infrarouge. L’atmosphère composée en majorité d’azote et d’oxygène n’absorbe presque aucun rayonnement infrarouge qui s’échappe dans l’espace. L’atmosphère contient néanmoins des gaz qui absorbent et renvoie les infra rouges vers la Terre. Ce processus calorifère, qui permet à la vie d’exister est appelé « effet de serre ».Les principaux gaz à effet de serre sont : l’ozone, le gaz carbonique et la vapeur d’eau. D’autres gaz comme le méthane, le dioxyde de soufre, l’oxyde nitreux, les chlorofluorocarbures (CFC), trouvés à l’état de traces dans l’atmosphère jouent aussi un rôle. Ces gaz agissent à la manière des vitres d’une serre qui laissent entrer la lumière et retiennent la chaleur. La combustion des carburants fossiles augmente la concentration en gaz à effet de serre, ce qui amplifie l’effet de serre naturel. Un réchauffement global augmenterait les températures mais modifierait la répartition des précipitations. Les pays industrialisés bénéficieraient de températures plus élevées et de pluies abondantes, tandis que les pays en voie de développement seraient frappés par la sécheresse et la famine. Ce réchauffement creuserait encore plus le gouffre entre les pays riches et les pays pauvres.

Pourquoi la neige est-elle blanche ?

Lorsqu’une masse d’air froid et sec rencontre une masse d’air chaud et humide dans le ciel la neige se forme. La vapeur d’eau transportée par l’air chaud est refroidie au contact de l’air froid et les cristaux de neige se forment. Les cristaux de neige sont tous différents mais ils ont tous quelque chose en commun : ils ont chacun six côtés. Une large gamme d’ondes lumineuse de toutes les couleurs est émise par le soleil. Les six côtés du cristal reflètent les ondes qui forment la lumière et nous disons que cette lumière est blanche. Le cristal qui reçoit cette lumière réfléchit la lumière blanche, donc on dit que la neige est blanche. Si chaque flocon de neige au sol reflète cette lumière blanche du soleil toute la couche de neige sera blanche.

La vapeur d’eau et les nuages, du pareil au même ?

Si on peut dissoudre du sel dans de l’eau, on peut dissoudre de l’eau dans l’air. Cette eau se retrouve dans l’air sous forme de vapeur. Plus l’air est chaud, plus il contient d’eau. Cette vapeur d’eau ne se transforme pas en nuage toute seule. L’air contient toujours une certaine quantité de vapeur d’eau en suspension. Pour que le nuage se forme il faut attendre qu’il y ait beaucoup d’eau en plus et qu’il y ait de la poussière dans l’air. Lorsqu’une masse d’air est poussée vers le haut, elle refroidit et provoque sa condensation et donc la formation de minuscules gouttelettes d’eau. La vapeur d’eau se fixe sur les grains de poussière et le nuage commence à se former. Cela peut durer quelques minutes ou quelques heures.

Quels Pays ont battu les records de chaleur et de froid ?

Le 13 septembre 1922 la température la plus chaude enregistrée sur la terre était de 58° Celsius en Libye à Al’azizyah. Le record mondial de froid fut enregistré à Vostok dans l’Antarctique le 21 juillet 1983 avec –89,6° Celsius.

Combien y a-t-il d’eau sur terre ? Cela pèse-t-il lourd ?

Mille quatre cent milliards de milliards de litres. Un litre d’eau pèse environ 1 Kg… Toute l’eau de la terre pèsera donc… Mille quatre cent milliards de milliards de Kg ! En sachant que 75% de la surface de la terre est recouverte d’eau cela représente 360 Kg par centimètre carré.

C’est lourd un nuage ?

Le poids des nuages qui flottent au-dessus de nos têtes se chiffre en milliers de milliards de tonnes. Nous avons en permanence au-dessus de nous une masse d’eau approchant 15000 milliards de tonnes. Un seul nuage peut être plus lourd que la tour Eiffel. Sa quantité d’eau contenue peut être comparée à la masse liquide que la Seine (Paris), fait défiler en plusieurs dizaines de secondes. Ces masses d’eau tiennent en équilibre en faisant appel à la force électrique. Les gouttes d’eau qui forment un nuage se rassemblent et subissent des frottements contre l’atmosphère et deviennent porteuses de charges électriques. Les charges électriques d’un même signe se repoussent, chaque gouttelette est ainsi maintenue à distance des autres. C’est simplement la distance qui sépare ces gouttelettes d’eau qui donne l’impression que les nuages nous semblent si légers. La densité des nuages est 10 à 100 fois plus faible que celle de l’air. Les nuages flottent donc dans le ciel.

S’il neige sur un iceberg, est-ce qu’il s’enfonce ?

Un iceberg c’est comme un gros bateau, il flotte sur l’eau. Un paquebot va s’enfoncer dans l’eau si des gens montent dessus ou si on le charge de marchandises. C’est le poids des gens ou de la marchandise qui va faire qu’il s’enfoncera. S’il neige sur un iceberg le poids de la neige va faire qu’il s’enfoncera un peu. Si l’iceberg est plus important il faudra plus de neige pour qu’il s’enfonce.

Ca sert à quoi un iceberg ?

Pas à grand chose comme tel mais pour les scientifiques ils servent comme indicateurs du climat. Ces scientifiques croient qu’une croissance du nombre ainsi que de la taille de ces icebergs qui se détachent des calottes glacières des pôles sont des indicateurs du réchauffement de la planète dû à l’effet de serre. L’effet de serre et le réchauffement de la planète sont des problèmes réels mais on ne sait pas encore si ces facteurs suffisent à faire fondre les calottes glacières. On ne sait pas encore exactement à quelle vitesse la terre se réchauffe, à quelle vitesse fondent les glaciers, ni comment changeront les nivaux marins. Ce que l’on sait par contre c’est que si toute la glace des pôles fondait, le niveau des océans s’élèverait de 74 mètres. Peut-être qu’un jour nous vivrons dans des maisons sur pilotis.

Autrefois il pleuvait au Sahara et une forêt y poussait. Maintenant c’est un désert, pourquoi ?

Il faut comprendre la notion de dérive des continents et la répartition de la pluie sur la surface de la terre pour pouvoir répondre à cette question. Les continents étaient soudés les uns aux autres et ne se trouvaient pas aux endroits où ils se trouvent actuellement. Plus tard ils se sont séparés et se sont éloignés les uns des autres, « ils dérivaient ». Imaginons-nous, pour simplifier, que la terre est une boule de lave recouverte d’une croûte, l’écorce terrestre. Cette écorce est brisée en plusieurs morceaux qui « flottent » sur la lave. Les points les plus élevés de ces morceaux flottants forment les continents. Lorsque les morceaux d’écorce se mettent à bouger, les continents dérivent. Pour comprendre la répartition de la pluie sur la surface de la terre il faut regarder un globe terrestre et repérer les lignes qui déterminent les tropiques (Tropique du Cancer et Tropique du Capricorne). La circulation des courants d’air est telle qu’il pleut très peu le long des tropiques, il y a d’avantage de pluie à l’équateur et entre les tropiques et les pôles. La majorité des déserts se localisent le long des tropiques. Dans le passé, le Sahara était probablement situé à l’équateur. Il recevait beaucoup de pluie et une forêt pouvait y croître. Le continent africain à dérivé et le Sahara s’est retrouvé sous la ligne des tropiques. Il pleut très peu le long des tropiques et le climat sec a transformé la forêt en désert.

C’est quoi l’eau souterraine (eau de source) ?

L’eau souterraine fait partie du cycle de l’eau. L’eau souterraine est formée à partir de l’eau de surface par la pluie, les lacs, les rivières qui s’infiltrent dans le sol pour s’accumuler à une certaine profondeur et former ce qui s’appelle la nappe phréatique. Cette eau est très claire car elle est filtrée par les différentes couches du sol. Cela ne veut pas dire qu’elle ne contient pas de polluants et qu’elle soit potable. Cette nappe d’eau n’est pas non plus inépuisable, l’infiltration est assez lente et si l’on puise cette eau souterraine plus vite qu’elle ne s’infiltre on risque d’assécher la source.

Comment filtre-t-on l’eau ?

L’eau que l’on boit vient d’une réserve souterraine ou d’une réserve de surface. L’eau est pompée et tamisée pour intercepter les déchets grossiers. Ensuite elle est filtrée pour éliminer les matières en suspension et une partie des bactéries. En troisième lieu vient l’ozonation qui désinfecte l’eau et améliore l’odeur et sa couleur. Pour terminer, la chloration, le chlore termine la désinfection et assure la potabilité de l’eau durant son parcours jusqu’à la consommation.

Est-ce que l’eau de pluie peut se nettoyer toute seule ?

Après être tombée au sol l’eau de pluie peut être nettoyée de façon naturelle et partiellement si elle passe par quelques mécanismes de filtration comme le sol et les marécages (plantes filtrantes et micro-organismes). Ces mécanismes ne sont pas à toute épreuve, comme nos stations d’épuration que nous avons construites. Nous devons diminuer au maximum la pollution ; des substances réussiront toujours à passer.

Est-ce vrai que je bois la même eau que Jules César et Cléopâtre ?

Le soleil, grâce à l’énergie thermique qu’il déploie, arrache de l’eau aux océans et la transforme en vapeur. Cette vapeur se condense et forme un nuage qui finit par crever sous forme de précipitations. Ces pluies sont ensuite rendues à la mer par la voie directe, ruissellement, ruisseau, fleuve. Cette eau peut aussi prendre un autre chemin en s’infiltrant dans la terre pour former une nappe souterraine. L’évaporation et la transpiration des végétaux (évapotranspiration), fait remonter directement dans l’atmosphère une grosse partie des gouttes d’eau sans passer par la mer. Cette évaporation varie fortement selon les climats et les saisons. Quelque soit la manière dont elle circule, la masse d’eau sur la Terre reste quasi constante et les trois états de l’eau (solide – liquide – gazeux) s’échangent dans un cycle perpétuel. Toutes les molécules d’eau (H2O) sont susceptibles de passer par ces trois états. C’est ainsi que nous pouvons dire que l’on boit la même eau que Jules César ou Cléopâtre.

Pourquoi les climats maritimes sont-ils doux ?

La chaleur de l’été, toutes conditions égales, sera moins forte à proximité de la mer, d’un océan ou d’un lac, (grandes masses d’eau), qu’au milieu d’un continent. Le froid de l’hiver sera beaucoup moins fort qu’à l’intérieur des terres. L’explication est simple : l’eau constitue un réservoir de calories (quantités de chaleur qu’il faut fournir à une substance pour que sa température s’élève). L’eau en exige beaucoup, élever de 10° la température d’un terrain éloigné de toute masse d’eau ne demandera que 40 calories, mais 100 calories seront nécessaires pour obtenir cette même élévation sur une étendue d’eau. Pour le même rayonnement solaire, l’océan s’échauffera moins que la terre ferme et le phénomène inverse se produira lors du refroidissement. La mer a consommé un grand nombre de calories mais elle se refroidira moins vite. On parle de « volant thermique ». C’est le nom donné à une lourde pièce mécanique (le volant), qui exige une énergie importante pour sa mise en rotation, mais elle pourra restituer cette énergie. C’est pour cette raison que l’eau est utilisée en automobile pour refroidir le moteur et l’eau est même utilisée pour évacuer la chaleur que produit une centrale nucléaire.

La rivière peut-elle se nettoyer elle-même ?

Dans certaines conditions, les rivières peuvent se débarrasser elles-mêmes des déchets qui y sont rejetés. Lorsqu’on rejette des eaux d’égouts en petites quantités dans une rivière, on remarque que les matières organiques qu’elle contient disparaissent petit à petit en allant vers l’aval pour que quelques centaines de mètres plus loin le cours d’eau soit redevenu presque aussi propre qu’a l’origine. La rivière s’est nettoyée elle-même. Cette propriété est très importante, c’est le fonctionnement de la rivière. Ces déchets constituent une source de « nourriture » qui va essentiellement déclencher la prolifération des bactéries et des champignons (organismes décomposeurs). Les matières organiques sont transformées en matières minérales qui réintègrent le cycle de la matière. Ce qui signifie que dans le cycle naturel de la rivière il n’y a pas d’accumulation de déchets. Ce pouvoir est appelé « pouvoir auto épurateur ». Attention, celui-ci a ses limites. Si la quantité de déchets est trop importante, les mécanismes naturels sont insuffisants pour les éliminer. Ils s’accumulent et provoquent la pollution de la rivière. C’est pourquoi il devient indispensable d’épurer l’eau avant de la rejeter à la rivière.